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Ires et délires

Ires et délires

Mes amours, mes douleurs ...

Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

Maman                                                 A ma mère

Deux syllabes imprononçables .                              

La  douleur s’installe et plane.

Le lien se brise et le cœur se déchire ;


L’image ultime persiste en ôtant la vie.

Souffrance envers cette fusion à jamais disparue,

Tes yeux et mes yeux n’avaient pas besoin des mots.

Tels deux instruments de musique, nous étions au diapason,

L’harmonie s’installait et imposait le silence.


Aujourd’hui, seule, j’erre et je m’égare.

Tu étais mes dernières racines et je deviens le fruit du vent.

Mon cri ne franchit pas mes lèvres,

Mais je hurle intérieurement, j’ai si mal.


As-tu trouvé la paix ? Ta douleur s’est-elle tue ?

As-tu retrouvé les tiens et te souviendras-tu de moi ?

Quel sens trouver à ton absence ?

Toi qui n’existais que pour répandre l’amour.


Je garde l’image de ta fragilité et de ta force intérieure.

Ton sourire et ton humour illuminaient tous ceux qui t’approchaient.

On me disait forte, mais je ne l’étais que par ta volonté.

Désormais, je ne suis plus rien sans toi et la vie m’indiffère.


                                                   J.GUERAN 18/06/2009

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie
"Mon Roc", mon Père.


Je te croyais indestructible
Aujourd'hui tu n'es plus.
Tes yeux bleus,
Ta force apparente
Me sont Absence.


Je te croyais fort,
Ta veine bleue
Battant sur ta tempe
Trahissait ta fragilité
Et ton émoi.


Je n'ai pas su
Pas pu te dire
"Je T'aime"
Pourtant toi et moi
Le savions.


Pudeur irréparable,
Qui a tu mes mots.



PALOMA GUERAN

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

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Louise

 

Louise, femme d'Auguste,

Pour toi je referai l'histoire;

Trop souvent vêtue de noir

Par quelque sort injuste.

 

Toi, femme d'empereur,

Et pourtant tu n'étais que labeur,

jamais courbée par les années,

Du marin, le port tu as été.

 

Femme de marin,

Tes yeux ne fixaient l'horizon,

Insensible aux embruns;

Car de la terre tu avais la passion.

 

Jamais lassée, jamais usée,

Tu courrais dans les sillons

D'où tu tirais pour la maisonnée,

L'indispensable moisson.

 

Quand par bonheur,

Tu pénétrais à l'intérieur

Ta tête se faisait pesante

Et tu devenais absence.

 

Aujourd'hui tu n'es plus.

As-tu rejoins les tiens?

Et dans quelle avenue

Leur donnes-tu la main?

 

Jeanine GUERAN, le 2 Juillet 1977

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

photo 

A Auguste Hardy, mon grand-père

AUGUSTE

 

Vieux roc, tu as résisté à toutes les tempêtes.

Ton visage est hâlé et tes yeux fatigués.

Ton histoire, c'est celle peut-être

D'une île qui refuse d'avoir été.

 

Elle est, tu es, figure de proue

A jamais invincible.

Aujourd'hui tu courbes sous le joug

Et tu signifies l'indicible.

 

Te voilà à la retraite, silencieux

Pour tes amis avec qui tu vas t'asseoir,

Chauffant au couchant vos os vieux

Et vos yeux s'égarent dans le soir.

 

Marin tu l'as été, tu le restes

Pour moi dont tu as fait le confident.

Avec toi je cours à ma perte

Et je deviens mémoire, néant.

 

Ma main se glisse dans la tienne

Mes yeux te cherchent et mes pas

Se joignent aux tiens avant que vienne

L'heure où tu m'énivreras.

 

Pourquoi a-t-il fallu que tu disparaisses

Alors que tu m'avais fait nâitre?

J'écoute, mais seul le silence conteste

car je sais que tu ne peux renaître.

 

Auguste, hardy tu étais

Petit Auguste tu es mort

Et tu nous laisses désamparés

Toi, le grand-père, que nous a ôté le sort.

 

Longue a été ta vie

Mais tu gis sous la croix

Il n'y aura pas de survie

Pour toi à l'île de Groix.

 

Jeanine GUERAN, 02/07/77

 

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

Le cœur à marée basse. À Sylviane, mon amie.


La mère s'est retirée loin du rivage,
Oublieuse de l'enfant, son ouvrage.
Elle a tout emporté dans son sillage,
L'enfant reste seul sans son bagage.


Longitude, latitude n'ont plus de sens,
Qui est-il ayant perdu son innocence,
Béance, enfance, non-sens, absence,
Il reste là, égaré dans le silence.


Le bateau a largué ses amarres,
Laissant à quai son équipage hagard.
La brume s'élève sans personne à la barre,
Il te faudra, enfant, naviguer vers le hasard.


La pluie recouvre ton visage,
Tes yeux voilés se noient dans la vase,
L'horizon s'éloigne dans le lointain,
Te laissant à jamais l'orphelin.



Jeanine GUERAN le 29/02/2012

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

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Elle ne se différenciait de personne,
Son physique, sa voix n'étonnaient,
Aucune attitude qui ne détonne,
Mais bien peu qui l'aimait.


La solitude était sa compagne,
Les livres et le silence, ses amis,
La musique chantait son vague à l'âme,
Et ses doigts couraient sur sa mélancolie.


Parfois, quand l'étau de l'angoisse l' étreignait,
Elle écrivait livrant à la page son néant,
Pourtant que d' émois la tenaillaient,
Mais en elle tout restait béant .

Elle ignorait encore, malgré son âge,
Qu'elle était autre et heurtait la bienséance,
Qui aurait pu lui dire qu'elle n'était que mirage,
Et qu'à sa présence, on préférait son absence.

Elle apprit à s'effacer, se soustraire,
Elle sut qu'à la parole, mieux valait le silence,
Ses émotions, son essence s'envolèrent,
A sa vie, elle préféra l'oubli et l'enfance.

Elle vit, croit-on dans la supériorité,
Que lui confère, des autres l'indifférence,
Alors elle pose le masque de la fierté,
Sur son visage qui n'est qu'apparence.

Par des chemins, détournés,
Elle feint, de la vie l'existence,
Et s'en va peu à peu effacée,
Vers le tombeau de l' Absence.


Paloma GUERAN

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie
François,


Te voilà parti, trop plein de ta peur,
Ta souffrance,ton angoisse t'ont emporté.
Tu aimais la vie, et elle te faisait peur,
Tu n'as pas su l'apprivoiser, et elle t'a blessé.

Toi, qui marchais maladroit sur le chemin,
On t'a abusé, déçu, et tu étais sans défense.
Tu t'es épuisé contre le monde,
Tu l'aimais et il te méconnaissait.

Toi, qui étais comme l'enfant qui trébuche,
Tu étais généreux et lumineux,
Tu n'étais que modestie et restais discret,
Quand d'une parole, tu aurais pu tant nous dire.

La maladie n'était pas arrivée à vaincre ton courage,
Il a fallu la méchanceté, l'envie pour t'abattre,
Quand ta main donnait et ton cœur tremblait,
Peu voyait ton sourire et ta générosité.

Ta silhouette, grande et malhabile,
Hantera mes nuits et ma mémoire.
Tes doigts couraient habiles sur le clavier,
Et ce que tu taisais, tes mains le racontaient.

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie
Corazón abierto,
Brazos acogedores,
Ojos atentos,
Voz profunda.

Herida que sangra,
Fragilidad que se ignora,
Generosidad perdida,
Dolorosa y muda.

Una señora desconocida,
Que es única,
Que se desangra,
Y no es tuya, sino mía.

PALOMA ( Jeanine ) GUERAN

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie
Couronne d'épines


Rose
Confiée à la mer
Une épine
Plantée
Dans mon cœur.

Aujourd'hui
Encore
Toujours
Je suis
Au rendez-vous.

Cendre
Donnée
A l'océan
Larme
Dans la lame.

Mon coeur
Saigne
De Toi
Des miens
Ma couronne d'épines.


PALOMA GUERAN

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Publié le par Paloma
Publié dans : #Poesie

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Je te regarde,
Je chavire,
Peur.
De te perdre.

Si belle,
Si discrète,
Secrète,
Fragile.

Âme,
Larme,
Silence,
Chagrin.

Mes mots,
Ma raison,
Ma passion,
Mon amour.


Paloma GUERAN

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